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COMMUNIQUÉ
le 14 février 1996, À publier immédiatement



Une nouvelle étude indépendante recommande que le gouvernement fédéral mette fin à sa lune de miel avec l'industrie nucléaire canadienne en coupant les subventions à cette industrie dans le cadre du prochain budget fédéral.


Les Subventions au nucléaire saignent l'économie canadienne


La Campagne contre l'expansion du nucléaire a rendu public aujourd'hui l'étude (en anglais) intitulée: Le Déclin du nucléaire: les coûts économiques de l'industrie nucléaire canadienne. Elle est le fruit des recherches de David Martin, chercheur au Nuclear Awareness Project, et de l'économiste David Argue.

En voici quelques faits saillants:

ß Lorsque calculé en dollars réels (de 1995), l'ensemble des subventions à Énergie atomique du Canada limités (ÉACL), depuis sa création en 1952 jusqu'au 31 mars 1995, s'élève à environ 13 milliards de dollars.

ß Le coût d'opportunité --c'est-à-dire ce que vaudraient les subventions si le gouvernement les avait plutôt investies dans des projets qui auraient atteint le seuil de rentabilité-- pour les des subventions octroyées à ÉACL jusqu'à la fin de l'année fiscale 1995, s'élève à 120.4 milliards de dollars. L'économie canadienne s'en porterait beaucoup mieux si le gouvernement avait simplement affecté ces argents à la réduction de la dette nationale.

ß ÉACL défie le vérificateur général du Canada depuis 1991 en ne comptabilisant pas ses coûts de déclassement. Le Bureau du vérificateur général estime que le coût de déclassement au fédéral s'élève à 850 millions de dollars, en tenant compte de la part d'ÉACL. Celle-ci devrait être tenue de comptabiliser la totalité de ces coûts de déclassement en les incluant à son passif et d'établir un fonds pour les couvrir.


Réagissant au Déclin nucléaire , Elizabeth May du Sierra Club du Canada déclare: L'entente de financement public d'ÉACL vient à échéance en 1997. Le gouvernement actuel devrait faire en sorte qu'il ne soit pas renouvelé. Il faut arrêter d'utiliser l'argent des contribuables pour redonner du souffle à cette industrie mourante.

M. Marc Chénier, du Centre d'analyse des politiques énergétiques, déclare: En cette période de coupures budgétaires à tort et à travers, amputons plutôt là où se trouve la gangrène; la société en général se porterait mieux sans la saignée constante qui lui est infligée, sans son avis, au profit de l'industrie nucléaire agonisante.

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Pour plus de renseignements, veuillez prendre contact avec :
Campagne contre l'expansion du nucléaire, (613) 789-3634


Campagne contre l'expansion du nucléaire
cnp@web.net