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Communiqué
À diffuser le jeudi 7 mars, 2003
Il est grand temps de sortir le Québec du nucléaire :
Pas de prolongation sans un débat publique indépendant
Ottawa Il est grand temps de sortir le Québec du nucléaire, de dire des groupes de défense d'intérêt public du Québec. Réagissant à l'annonce qu'Hydro-Québec commence une période d'information et de consultation concernant l'agrandissement du site de stockage des déchets radioactifs et de la reconstruction de la centrale nucléaire Gentilly-2 en 2008, les groupes ont réclamé un débat sur le futur de l'énergie nucléaire, indépendant d'Hydro-Québec.
«Une consultation faite par Hydro-Québec concernant le futur de Gentilly-2 n'inspire pas la confiance» de dire Michel Fugère membre du Mouvement Vert Mauricie. «Il faut que ce soit indépendant. On ne peut pas demander d'Hydro-Québec qu'elle soit juge et partie! Nous craignons que ce processus ne vise qu'à légitimer la décision d'Hydro-Québec. Remarquez qu'Hydro-Québec ne demande jamais si les Québecois veulent de l'énergie nucléaire.» Malgré le refus historique du Québec face à l'énergie nucléaire, y compris un moratoire sur l'énergie nucléaire sous René Lévesque et l'engagement de Robert Bourassa de rejeter tout dépôt de déchets nucléaires hautement radioactifs sur le territoire québécois, Hydro-Québec propose d'aller de l'avant avec un projet pour remettre Gentilly-2 à neuf en 2008-2009.
Dr. Gordon Edwards, président du Regroupement pour la surveillance du nucléaire, fait écho aux critiques de M. Fugère: «Etant donné que, le fardeau des déchets nucléaires, le démantèlement des structures radioactives et les risques d'accidents catastrophiques, doivent être subit par la population entière, tous les Québecois devrait être consulter en premier» a dit M. Edwards. «Comme une corporation public, chaque Québecois devrait être considérer comme actionnaire.» Gentilly-2 est le seul réacteur nucléaire au Québec et produit environ 3% de l'électricité d'Hydro-Québec.
En opération depuis 1983, Gentilly-2 et sa jumelle Néo-Brunswickoise, Pointe-Lepreau, ont vieilli prématurément et doivent être soit reconstruites, soit abandonnées d'ici la fin de la décennie. En septembre 2002, la Commission des Entreprises de Service Public du Nouveau -Brunswick (CESPNB) - une commission indépendante d'Énergie Nouveau Brunswick - a statué que la reconstruction de Pointe Lepreau au coût de 845 million $, était trop risquée financièrement pour être dans l'intérêt du public, recommandant que le réacteur ne soit pas reconstruit.
«Tous les partis politiques doivent se prononcer sur le futur de Gentilly-2» a souligné Shawn-Patrick Stensil, coordonateur de la Campagne sortir du nucléaire. En Europe, M. Stensil a rappelé que la majorité des pays n'ont pas recours à l'énergie nucléaire ou ont des lois afin d'éliminer progressivement leurs réacteurs nucléaires. «Des pays comme la Belgique et Allemagne ont constaté que l'énergie nucléaire est une impasse et ont adopté des lois afin de sortir du nucléaire» a dit M. Stensil. «Il n'y a aucune raison pour laquelle le Québec ne pourrait pas montrer l'exemple au Canada et à l'Amérique du Nord en fermant Gentilly-2.» La Suisse tient un référendum sur l'avenir de son programme d'énergie nucléaire en mai.
Selon René Coignaud, responsable du changement climatique pour ENvironnement JEUnnesse (ENJEU): «Il est préoccupant qu'alors que le monde est en transition vers l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables, propres, abordables et sécuritaires pour relever le défi de la stabilisation du climat, Hydro-Québec envisage sérieusement d'investir encore des centaines de millions pour une centrale qui produit les substances les plus dangereuses sur terre pour faire bouillir de l'eau! Les générations futures se demanderont sans doute qu'est-ce qui nous est passé par la tête lorsqu'elles penseront à cette énergie désuète. Nous sommes confiants qu'Hydro-Québec peut faire mieux.»
«Au Québec,» a souligné M. Stensil «le changement est dans le vent, pas dans le nucléaire. Il est grand temps de fermer Gentilly-2.»
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Pour information :
Sortir du Nucléaire, 613-789-3634 (Ottawa)
Mouvement Vert Mauricie, 819-532-2073 (Shawinigan)
Regroupement pour la surveillance du nucléaire, 514-853-5736 (Montréal)
ENvironnement JEUnnesse, 613-564-5400. ex 5116 (Ottawa)
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