Communiqué
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Des groupes díintérêt public encouragent fortement la CUM à se prononcer contre líimportation du plutonium.
Montréal, le 21 juin 2000 - La Campagne contre líexpansion du nucléaire (CCEN), le Regroupement pour la surveillance du nucléaire, le Centre díanalyse des politiques énergétiques et Greenpeace Canada font front commun avec des élus municipaux et fédéraux pour enjoindre la Communauté urbaine de Montréal (CUM) à síopposer à líimportation du plutonium. La CUM se réunit ce soir pour voter sur une proposition de sa Commission de líenvironnement qui ne se limite pas à demander líarrêt du transport du plutonium dans la région, mais qui recommande à la CUM díexiger quíOttawa mette fin à líensemble du projet.
Ce projet díimportation de combustible au plutonium prévoit que le Canada síengagerait à utiliser certains réacteurs pendant plusieurs décennies, même síils nécessitent des réparations très coûteuses. Les autorités russes ont indiqué quíelles voient ce projet comme une façon de financer líexpansion de leur propre programme nucléaire.
« Líutilisation du plutonium pour alimenter des réacteurs ne sert que líindustrie nucléaire. Cíest une garantie que des réacteurs nucléaires seront en service au Canada et en Russie pendant au moins 25 ans. Le Canada devrait plutôt suivre líexemple de líEurope et se retirer progressivement du nucléaire comme líont fait la Suède et líAllemagne », déclare Kristen Ostling, coordonnatrice de la Campagne contre líexpansion du nucléaire.
« Líutilisation du plutonium comme combustible de réacteur ne contribue pas à réduire le risque de la prolifération des armes nucléaires. Au contraire, elle líaugmente, rendant líaccès à cet explosif nucléaire plus facile aux civils, non seulement en Russie et au Canada, mais partout sur la planète », déclare Marc Chénier du Centre díanalyse des politiques énergétiques, à Montréal.
Ce projet a déjà été vivement dénoncé, entre autres par un comité permanent de la Chambre de communes représentant tous les partis politiques ; par le professeur Franklyn Griffiths de líUniversité de Toronto, dans un rapport commandé par le gouvernement fédéral ; par nombre de municipalités ontariennes ; par des communautés autochtones ; par des associations de policiers et de pompiers ainsi que par la Communauté urbaine de Québec et 170 municipalités québécoises. Tous exigent quíOttawa laisse tomber le projet. « Même si la résolution de la CUM nía pas force de loi, elle rappelle aux élus fédéraux et provinciaux quíils doivent défendre les intérêts des citoyens qui les ont élus », ajoute Madame Ostling.
« Si le Canada veut faire sa part pour la paix dans le monde, il devrait prendre les mesures quíil faut pour retirer de la circulation le plutonium sous toutes ses formes et exiger líarrêt de la production, à niveau mondial, de tout nouveau plutonium », affirme Gordon Edwards, président du Regroupement pour la surveillance du nucléaire.
Dans quatre des huit scénarios díaccidents possibles décrits par Énergie atomique du Canada limitée dans le plan díurgence quíelle a soumis dans le cadre du projet de transport de combustible au plutonium, le contenant spécial serait détruit et un panache de contamination au plutonium síétendrait dans la direction du vent sur ne distance pouvant atteindre 80 kilomètres.
« Vu la longue demi-vie du plutonium, cette contamination serait permanente, à toute fin pratique. EACL tente de minimiser le risque entourant un accident de transport. Il faut cependant retenir que les conséquences de la contamination au plutonium sont inacceptables. Cíest pour cette raison que le gouvernement des États-Unis interdit le transport du plutonium par voie aérienne et cíest pour cette raison que nous devrions aussi dire non à líimportation du plutonium au Canada », ajoute M. Edwards.
Une conférence de presse aura lieu le mercredi 21 juin à 10h30 dans la Salle polyvalente du Musée díarchéologie de díhistoire de Montréal de Pointe-à-Callière, situé au 350 Place Royale.
Renseignements :
Regroupement pour la surveillance du nucléaire,
514-489-5118;
Centre díanalyse des politiques énergétiques,
514-527-2712;
Campagne contre líexpansion du nucléaire, 613-789-3634;
Greenpeace Canada, 416-597-8408.
Campagne contre l'expansion du nucléaire
cnp@web.net