Sortir du Nucléaire



Communiqué
À diffuser le mardi 24 septembre 2002


LES CHARGÉS DE LA RÉGLEMENTATION AU NOUVEAU-BRUNSWICK DISENT NON AU NUCLÉAIRE

Ottawa – Les environmentalistes applaudissent la recommandation de la Commission des entreprises de service public (CESP) du Nouveau-Brunswick à l’effet que la centrale nucléaire de Pointe Lepreau ne soit pas remise en état à un coût évalué à 845 millions de dollars.  Affirmant qu’il y a des risques importants d’une escalade des coûts, la CESP a recommandé à Énergie NB, la société d’État, de ne pas remettre en état la centrale de Pointe Lepreau.  La centrale nucléaire a commencé ses opérations en 1984 et sans remise en état, elle devra probablement fermer en 2006.

« C’est une victoire pour la population du Nouveau-Brunswick », de déclarer David Thompson du Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick. «  Si Énergie NB prend la bonne décision, nous pouvons dire adieu aux dangers et au coût élevé de l’énergie nucléaire et développer des alternatives énergétiques sûres et viables. »

La fermeture de la centrale de Pointe Lepreau en 2006 serait un grand coup porté à la crédibilité de l’industrie canadienne de l’énergie nucléaire.  Actuellement, seulement l’Ontario, le Québec et le Nouveau-Brunswick ont des réacteurs nucléaires.  On a dû fermer huit des vingt réacteurs de l’Ontario depuis 1997 à cause de leur mauvais rendement et de problèmes des sécurité.  Les tentatives pour redémarrer les quatre réacteurs A de Pickering (Ontario) sont retardées depuis trois ans et les coûts sont passés de 800 millions de dollars à 2 milliards et continuent d’augmenter.  Similaire à celui du Nouveau-Brunswick, le seul réacteur nucléaire du Québec, Gentilly 2, doit être remis en état ou fermé en 2008.

« Le château de cartes de l’industrie nucléaire s’effondre », a déclaré Dave Martin, conseiller sur les politiques en matière d’énergie nucléaire pour le Sierra Club of Canada. « L’énergie nucléaire est un gouffre financier et ne peut survivre sans subventions.  Comme la CESP l’a souligné avec raison, placer l’argent du public dans l’énergie nucléaire va à l’encontre de l’intérêt public. »

Dans sa décision, la CESP a allégué qu’Énergie NB a grandement sous-estimé les risques économiques de la remise en état de la centrale de Pointe Lepreau.  « Les chargés de la réglementation au Nouveau-Brunswick ont raison d’être sceptiques, de souligner M. Martin.  Le coût de reconstruction des quatre réacteurs A de Pickering (Ontario) est passé de 800 millions de dollars à 2 milliards. »

Selon Gordon Edwards du Regroupement pour la surveillance du nucléaire, la décision de la CESP établit un excellent précédent contre la remise en état de Gentilly 2 au Québec. « Gentilly 2 et Pointe Lepreau sont des jumeaux, a-t-il indiqué.  Si la reconstruction de Pointe Lepreau n’a pas de sens sur le plan financier, cela a encore moins de sens au Québec où l’énergie nucléaire est déjà la source d’électricité la plus coûteuse. »  M. Edwards a également noté que le sauvetage récent de la British Energy par le gouvernement britannique est une autre preuve que l’énergie nucléaire ne prend pas le départ sur le plan économique.

« Ce devrait être un signe pour le gouvernement fédéral », de souligner Shawn-Patrick Stensil de Sortir du nucléaire.  « Après cinq ans et 17 milliards de dollars de subventions fédérales, l’énergie nucléaire ne passe pas le test économique.  Nous devons couper les subventions à l’industrie nucléaire et soutenir le développement d’alternatives énergétiques sûres et viables.»

La recommandation de la CESP sera maintenant présentée au conseil d’administration d’Énergie NB et au gouvernent provincial.

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Pour de plus amples informations, contactez :

Shawn-Patrick Stensil, coordinateur, Sortir du Nucléaire, 613-789-3634 (Ottawa)
David Martin, directeur de la recherche, Sierra Club du Canada, 905-852-0571 (Uxbridge)
Gordon Edwards, Regroupement pour la surveillance du nucléaire, 514-853-5736 (Montréal)
David Thompson, Director, Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick, 506-659-2363 (Saint John)


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